Activités de recherche

A. Implications dans les programmes de recherches portés par la MSH ou les laboratoires de la MSH

B. Programmes portés ou co-portés par la plateforme

A. Implications dans les programmes de recherches portés par la MSH ou les laboratoires de la MSH

  • Programme MSH DAM2 : Entre volcanisme, dynamique fluviale, climat et anthropisation : enseignements des archives sédimentaires sur l’histoire pléistocène et holocène des interactions homme / milieu aux têtes des bassins de la Loire, de l’Ardèche et de l’Eyrieux (2019-2020). Porté par Emmanuelle Defive (Géolab)

Les confins vivaro-vellaves posent, à l’échelle micro-régionale, des questions thématiquement, spatialement et chronologiquement imbriquées touchant à l’histoire géomorphologique, environnementale et humaine, que le projet DAM a été ici le premier à aborder dans leurs interrelations. Le projet DAM-2 vise à poursuivre le travail engagé, autour de deux axes complémentaires :

Axe 1 : Reconstituer le contexte environnemental de l’occupation humaine paléolithique des confins altiligériens et ardéchois et l’histoire des interactions volcanisme  / dynamique fluviale au cours du Pléistocène moyen et supérieur. Contribuer ainsi à l’affinement de la connaissance du contexte de volcanisme actif (par le biais de la téphrostratigraphie et de la géochronologie) et à la réflexion sur la relation homme / milieu en lien avec l’occupation de ces territoires chevauchant plaine et montagne par Néanderthal puis par l’Homme moderne.

Axe 2 : Caractériser l’évolution des fonds de vallées au cours du Tardiglaciaire et de l’Holocène sous l’angle des flux hydro-sédimentaires (phases de stockage et de déstockage) et des fluctuations du contexte environnemental et morpho-paysager, et évaluer la part des forçages ayant contrôlé ces évolutions (rôle du climat ; rôle des sociétés). Contribuer ainsi, par la reconstitution de l’histoire des têtes de bassin sous l’angle de la géoarchéologie (ajustements société / environnement), à la réflexion sur le gestion actuelle et à venir des milieux en tenant compte des enseignements des évolutions passées et du poids des héritages qui leur sont liés dans le fonctionnement actuel de ces milieux (en particulier incidences en termes de biodiversité, de services écosystémiques et de risques hydrologiques).

L’implication de la plateforme Interlespace, par le biais de la participation de Franck Vautier au programme DAM-2, consistera prioritairement à exploiter les images LiDAR acquises (sur 2 des bassins versants déjà en cours d’étude dans le cadre du programme DAM) ou en cours d’acquisition (livraison prévue pour 2019 sur un 3e site également déjà en cours d’étude dans le cadre du programme DAM). Ce travail impliquera les étudiants de master 2 dans le cadre de stages pour lesquels nous demandons des gratifications (2 fois 4 mois)

  • Programmes MSH Citadel1&2 (2013-2016), Technè (2012), TA KEO-temples d’Angkor (2008-2013) portés par Marie-Françoise André (Geolab)

Ces programmes, financés par la MSH et l’IUF, regroupent des géomaticiens, des géographes et des archéologues du bâti (MSH, GEOLAB et CHEC) et visent à quantifier et expliquer la variabilité de la dégradation de monuments historiques en fonction des facteurs explicatifs suivants : la nature pétrographique des pierres constitutives, l’agressivité du contexte climatique et microclimatique et les pratiques de restauration. IntelEspace est très impliqué dans ces programmes se déclinant sur de très nombreux terrains (temples d’Angkor, temples Maya, fortifications maltaises et chypriotes, églises médiévales d’Auvergne, calvaires bretons…) et intervient sur les volets de modélisation 3d des monuments, de quantification de l’érosion, de mesures microclimatiques et de durométrie. La plateforme IntelEspace est chargée du levé photogrammétrique pour modéliser en 3D les façades des batiments afin de spatialiser et de quantifier l'érosion.

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Figure 1 - Levé photogrammétrique de motifs sculptés dégradés par l'érosion (fleurs de lotus)

 

  • Programme ANR GLOBIBER (2010-2013)

Ce projet issu de l’appel à projet ANR « Les Sud aujourd’hui » associe fortement des chercheurs appartenant aux anciens espaces colonisés (Maroc, Brésil, Cuba, Philippines) et permet une meilleure compréhension de certaines phénomènes communs (faiblesse de l’Etat, structuration des sociétés civiles, nature de l’antiétatisme) aux états de l’ancien espace impérial ibérique. Intelespace est intervenue pour réaliser la cartographie historique, et l’analyse spatiale diachronique de données socio-économiques des anciennes colonies hispaniques.

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Figure 2Cartographie historique : les provinces de Cuba en 1887

  • Poly-SPATHODEA : (2012-2015). Porté par Sébastien Larrue (Géolab)

Appel à projet du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie dirigé par Sébastien Larrue (géolab - UMR 6042).Le projet vise à comprendre quels sont les facteurs favorables à l’extension du Tulipier du Gabon Spathodea campanulata P. Beauv (Bignoniaceae) dans les îles de la Société (Polynésie française) en s’appuyant s ur l’historique de l’introduction et de l’invasion, les traits écologiques de l’espèce, la détection et cartographie de ses populations (images aériennes et satellitaires) et la dynamique de l’invasion en relation avec les perturbations naturelles (cyclone s) et anthropiques, afin de proposer une surveillance des zones à risque et la restauration de certains habitats envahis. Le rôle de la plateforme IntelEspace est, à partir des photographies anciennes de l’IGN, de cartographier les zones de colonisation du tulupier, de modéliser son extension passée et de fournir une carte des potentialités d’extension futures. Pour ce dernier point, il s’agira de travailler en photogrammétrie et en visualisation 3D afin de repérer les zones de chablis conséquentes au passage des cyclones et qui sont des lieux susceptibles de favoriser la germination et l’implantation du tulipier. Un autre objectif est d’affiner les cartes de susceptibilité d’implantation du tulipier en intégrant des facteurs de contrôle ou limitant telles que la température, l’altitude, la pente et l’exposition.

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Figure 3 : Gamme spectrale du rayonnement solaire en relation avec la présence de plantules de tulipiers du Gabon

  • Programme Consilpop (2013). Porté par Dov Corenblit (Géolab)

Ce projet, financé par la MSH et porté par les géographes de GEOLAB, vise à comparer le contrôle opéré par la végétation riveraine sur la construction des îles fluviales entre un cours d’eau peu aménagé (la rivière Allier) et un cours d’eau chenalisé par les activités de l’homme (la Garonne). IntelEspace intervient dans le suivi rétrospectif de la topographie et du degré de végétalisation des bancs fluviaux avec des méthodes stéréophotogrammétriques a base de photos aériennes actuelles issues du drone et de clichés aériens anciens de l’IGN.

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Figure 4 : modélisation de la topographie, de la canopée, de la hauteur du couvert végétal et des successions biogéomorphologiques d'une île de la Garonne à partir d'archives photographiques de l'IGN

B. Programmes portés ou co-portés par la plateforme

  • Programmes interMSH (Clermont et Lyon) DATADRONE1 et DATADRONE2 (2019-2020) Financement DRRT (Auvergne-Rhône-Alpes)

En juin 2017, la plate-forme s’est dotée d’un drone équipé de plusieurs capteurs (LiDAR, multispectral et thermique) qui offre de nouvelles possibilités aux chercheurs de la MSH de Clermont-Ferrand pour la récolte de données images d’intérêt scientifique. En lien avec cette acquisition drone, plusieurs programmes de recherche en archéologie, en agriculture et en géographie ont émergé et ont eu pour conséquence d’augmenter très fortement les volumes d’images aériennes produites. La plate-forme se voit ainsi contrainte par la production d’un flot de nouvelles données que son système de stockage actuel ne permettra pas d’absorber à très court terme. Cette tâche sera d’autant plus ardue que les données seront non seulement très abondantes, mais aussi hétérogènes et dynamiques. L’objectif de Data-Drone est de concevoir une solution innovante de système de stockage de ces données drone qui permette de les archiver, de les protéger, de les rendre facilement accessibles et d’optimiser leur recherche sur la base de métadonnées. Ce modèle de base de données orientée images ne sera pas exclusivement au service de la plate-forme IntelEspace et des MSH mais a aussi pour objectif de déboucher sur des coopérations avec les milieux socio-économiques et institutionnels de la région concernées par la production d’images drone.

  • Projet d’Activité Scientifique Lezoux, le site de la ZAC de l’Enclos (2018-2020). En partenariat avec l'INRAP (Ph. Bet)

L’opération de la ZAC de L’Enclos est, certainement, l’une des principales fouilles menées à Lezoux depuis la découverte du site au XVIIIe siècle. Elle a été réalisée, sous la direction de Ph. Bet, entre 1983 et 1987, avec des moyens financiers extrêmement réduits et quasiment sans aucune mécanisation. Elle a mobilisé, durant cinq années et principalement en 1986 et 1987, des centaines de stagiaires universitaires durant quatre à sept mois chaque année. Il s’agissait du chantier de fouilles le mieux subventionné pour la région ; le service des Fouilles et Antiquités attribua, également, pour soutenir ce chantier, une vingtaine de mois de vacations AFAN durant cette période pour la phase terrain, mais le post-fouille ne bénéficia d’aucune aide. 300.000 artefacts, pour un poids total d’environ quatre tonnes, ont été recueillis et sont actuellement conservés au musée départemental de la céramique de Lezoux.

Ce chantier est situé dans le groupe d’ateliers de potiers le plus important de Lezoux, celui de la rue Saint-Taurin. Il a permis de fouiller des vestiges qui couvrent toutes les phases de Lezoux durant l’Antiquité. Ce site est, ainsi, la parfaite illustration de l’évolution de Lezoux depuis le Ier s. avant Jésus-Christ jusqu’à la fin du Bas-Empire. La ZAC de l’Enclos est, en ce sens, un véritable condensé de l’ensemble du site de Lezoux. Le PAS a pour ambition d’étudier l’ensemble du mobilier et de publier les résultats sous formes de monographies, par siècles.

  • Programme Collectif de Recherche LEZOUX, centre majeur au sein des ateliers de potiers de la Gaule centrale. 2018 (année probatoire) 2019-2021 (demandé). En partenariat avec l'INRAP (Ph. Bet)

L’objectif, sur les 48 mois, est de réaliser l’atlas topographique de Lezoux, centre majeur au sein des ateliers de potiers de la Gaule centrale, en réunissant, feuille cadastrale par feuille cadastrale, toutes les connaissances archéologiques. Toutes les structures connues et positionnables seront reportées, ainsi que dans la mesure du possible, les productions rencontrées. Les données acquises par prospections au sol seront également mobilisées.

Il s’agit d’une commande du ministère de la Culture (DRAC Auvergne Rhône Alpes).

  • Partenaire du programme "Suivi de la biodiversité des prairies permanentes par combinaison de technologies de télédétection embarquées sur drone » (UMR 874 Ecosystème prairial). Financement INRA (2019). Direction : Julien Pottier (INRA).

Ce projet a pour enjeux scientifique de caractériser finement la dynamique spatio-temporelle des ressources (eau, azote, lumière) et de la structure de communautés végétales au sein de parcelles de prairies soumises à différentes modalités de gestion.

La plateforme IntelEspace a pour mission de :

- Acquérir sur les parcelles expérimentales de l’INRA situées à Saint-Genès-de-Champanelle, des images drone à l’aide de trois capteurs (Thermique, multispectral, photogrammétrique). Douze missions sont prévues à des dates déterminées à l’avance.
- Post-traiter ces images de manière à les rendre exploitables.
- Réaliser un vol drone avec un LiDAR afin de produire un MNT (Modèle Numérique de Terrain)
- Mesurer l’incertitude de la mesure en particulier pour la détermination des hauteurs d’herbe par photogrammétrie
- Fournir les images post-traitées pour les 12 missions, et les résultats de la mesure de l’incertitude sous forme numérique

  • Projet Gergovie et les sites arvernes (CPER 2015-2020)

Par le biais d’une convention de collaboration scientifique et culturelle établie entre le CD63 et l’Université Clermont Auvergne, la plateforme IntelEspace apporte son expertise scientifique et technique au projet Gergovie et les sites arvernes, relevant du volet territorial Puy-de-Dôme d’un contrat de plan État – Région (2015-2020).

Depuis 2017, la plateforme gère notamment le traitement et l’interprétation des données Lidar acquises par le CD63 en 2016 sur le secteur « Gergovie-Gondole » (superficie de 57,5 km2) et l’élaboration d’un bilan documentaire couplé à un vaste programme de cartographie dynamique et d’analyse spatiale ayant pour objectif d’orienter les stratégies de recherches archéologiques et paléoenvironnementales à venir.

Sous la direction scientifique de M. Dacko (MSH) et de Y. Deberge (Inrap), elle coordonne également un projet de recherche autorisé par le Ministère de la Culture et de la Communication (2018-2020) sur les camps romains installés devant l'oppidum de Gergovie à l'occasion du siège de 52 av. J.-C., au moyen d’un croisement expérimental de méthodes non invasives et de compétences scientifiques diversifiées :

- Prospections géophysiques (responsables : G. Hulin, F.-X. Simon – Inrap, Direction scientifique et technique, Métis - UMR 7619, Chrono-Environnement - UMR 6249).

- Imagerie multi-capteurs par drone (Lidar, thermique, infrarouge) (responsables : F. Vautier, E. Fovet, MSH – USR 3550).

- Phytoarchéologie et pédologie (responsables : M. Cabanis, G. Vernet, Geolab - UMR 6042).

La plateforme s’investit enfin dans le volet « valorisation » du projet Gergovie via la réalisation des contenus textuels et iconographiques pour les outils de médiation culturelle du plateau de Gergovie développés par le CD63.

  • Programme AGRICOLA (2019-2020) : Contexte archéologique des sites de Gergovie, Corent, Gondole (Puy-de-Dôme, France) de la Protohistoire récente à l’Antiquité tardive (IIe av. - Ve s. ap. J.-C.)

Projet soutenu par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme dans le cadre du projet Gergovie et les sites arvernes, volet territorial Puy-de-Dôme d’un contrat de plan État-Région (CPER territoire, 2015-2020). Il a occasionné le recrutement d’une post-doctorante par la Plateforme IntelEspace (USR 3550), pour une durée de 18 mois (2019-2020).

Ce programme porte sur la caractérisation du peuplement autour des sites majeurs de Gergovie, Corent et Gondole (Puy-de-Dôme), entre le IIe av. J.-C. et le Ve s. de n.è. L’objectif est de mesurer l’interaction de ces importantes occupations gauloises et gallo-romaines et de l’habitat environnant. Pour cela, un bilan de la recherche archéologique et des sites connus sur ce vaste secteur est dressé et des prospections au sol de vérification sont ponctuellement menées.

  • Chaire archéologique (2019-2021) attribuée par Université Clermont Auvergne Fondation (UCAf). ARVERNES 2.0. Nouveaux regards sur des sites archéologiques emblématiques de la cité des Arvernes (Ier - Ve s. ap. J.-C)

La chaire se propose d’apporter de nouvelles données sur des sites archéologiques emblématiques de la cité des arvernes (Auvergne romaine, Ier-Ve siècle ap. J.-C.) en mobilisant notamment des sciences dures pour (i) analyser des artefacts et écofacts conservés dans les dépôts archéologiques et (ii) documenter le potentiel encore enfoui des sites en utilisant des méthodes non invasives. Quatre sites ont été sélectionnés, pour des raisons à la fois historiques et de déploiement possible, sur le terrain, de nouveaux instruments d’acquisition de données. Il s’agit de la nécropole mixte des Martres-de-Veyre, des bâtiments cultuels du puy de Dôme (zone sommitale et pentes), des groupes d‘ateliers de potiers de Lezoux et de la parure monumentale du Mont-Dore (thermes et temple).

  • Programme DDRAUN (2017-2020) (Données, Drone, Risques, Agriculture, Numérique) - Les données spatiales à haute résolution au service des systèmes agricoles : mesure et gestion des risques naturels (Financement CPER et FEDER).

Les risques économiques et naturels auxquels les agriculteurs-éleveurs dans les pays développés et en développement sont confrontés augmentent, en lien notamment avec le changement climatique, la prolifération des organismes nuisibles et l’évolution des modes de production. Face aux risques systémiques (naturels, sanitaires, de prolifération de ravageurs), l’action publique est souvent indispensable. Mais, dans le domaine de la couverture des risques, l’absence d’Etat au sud ou le désengagement progressif de l’action publique au nord questionnent les modes de couverture des risques.

Ces situations exigent que les agriculteurs gèrent de plus en plus directement eux-mêmes une partie des risques liés à leur activité. Le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) offre de nombreuses possibilités. Les NTIC donnent accès à des informations jusque-là inaccessibles comme les données collectées par des technologies de pointe (drone équipé de capteurs, satellites).

L’originalité du projet  DDRAUN est de faire collaborer des chercheurs en économie (UMRs Metafort et Cerdi) qui proposent de traiter avec les outils de l’analyse économique la gestion des risques naturels avec des chercheurs en géomatique et en télédétection, spécialistes (plateforme de géomatique IntelEspace de la MSH de Clermont-Ferrand) de l’utilisation et du traitement des données spatiales à haute résolution produites grâce aux technologies numériques.

Le projet cible deux terrains aux contextes et aux enjeux locaux différents. En Auvergne, le projet se focalise sur la destruction des prairies dans les zones d’élevage de moyenne montagne par le campagnol terrestre. Au sahel (Niger), le projet se focalise sur le risque climatique.

La plateforme IntelEspace a deux missions principales :

- Etudier la faisabilité de détection des tumuli de campagnols et de taupes via des capteurs multispectrale, thermique et LiDAR (à partir d’un drone) à très haute densité et très haute précision, et comparer ces  éthodes avec les méthodes par photogrammétrie développées par AgroSup Dijon en partenariat avec la FREDON Franche Comté. Ce travail sera mené avec des répétitions  dans le temps pour tenir compte de la croissance de la végétation et des pratiques de pâturage, sur des parcelles représentatives de différents niveaux d’infestation suivies sur le terrain en termes d’itinéraires culturaux, de mesures du rendement et d’estimation des populations de campagnols et de taupes (conduites dans le cadre d’actions de recherche-développement déjà engagées). L'objectif final est de développer un protocole d’application permettant d’optimiser la résolution pour limiter les volumes de données et augmenter l’autonomie de vol ; l’objectif étant à terme de pouvoir systématiser la prospection afin de fournir aux agriculteurs des indicateurs d’alerte destinés à accélérer la prise de décision pour engager des actions visant à réduire le risque d’infestation.

- Fournir un appui aux deux doctorants intégrés dans le projet, dans la phase d’acquisition et de traitement des données d’images satellitales concernant la production végétale (indices NDVI par exemple) sur deux sites expérimentaux auvergnats et des données plus précises sur les populations de campagnols et sur la production d’herbe. Le travail sera d’abord rétrospectif (si possible sur 5 ans en Auvergne pour disposer d’un cycle de pullulation, sur des années contrastées au Niger pour disposer de situations météo différentes). L’approche par télédétection devrait fournir des informations objectivées sur les niveaux de production agricole et sur leur dynamique en fonction des conditions climatiques. Ces données devraient ensuite être utilisées par les doctorants pour évaluer l’impact économique sur les exploitations et apprécier les besoins qui pourraient être couverts par assurance.

Figure 5 : Détection des tumuli (taupinières) après traitement d'une image mutispectrale acquise par drone. Image de gauche : orthophotographie ; Image de droite : NDVI

 

 

  • Projet Gergovie et les sites arvernes (CPER 2015-2020)

Par le biais d’une convention de collaboration scientifique et culturelle établie entre le CD63 et l’Université Clermont Auvergne, la plateforme IntelEspace apporte son expertise scientifique et technique au projet Gergovie et les sites arvernes, relevant du volet territorial Puy-de-Dôme d’un contrat de plan État – Région (2015-2020). Depuis 2017, la plateforme gère notamment le traitement et l’interprétation des données Lidar acquises par le CD63 en 2016 sur le secteur « Gergovie-Gondole » (superficie de 57,5 km2) et l’élaboration d’un bilan documentaire couplé à un vaste programme de cartographie dynamique et d’analyse spatiale ayant pour objectif d’orienter les stratégies de recherches archéologiques et paléoenvironnementales à venir.

Sous la direction scientifique de M. Dacko (MSH) et de Y. Deberge (Inrap), elle coordonne également un projet de recherche autorisé par le Ministère de la Culture et de la Communication (2018-2020) sur les camps romains installés devant l'oppidum de Gergovie à l'occasion du siège de 52 av. J.-C., au moyen d’un croisement expérimental de méthodes non invasives et de compétences scientifiques diversifiées :

- Prospections géophysiques (responsables : G. Hulin, F.-X. Simon – Inrap, Direction scientifique et technique, Métis - UMR 7619, Chrono-Environnement - UMR 6249).

- Imagerie multi-capteurs par drone (Lidar, thermique, infrarouge) (responsables : F. Vautier, E. Fovet, MSH – USR 3550).

- Phytoarchéologie et pédologie (responsables : M. Cabanis, G. Vernet, Geolab - UMR 6042).

La plateforme s’investit enfin dans le volet « valorisation » du projet Gergovie via la réalisation des contenus textuels et iconographiques pour les outils de médiation culturelle du plateau de Gergovie développés par le CD63.

  • Programme collectif de recherche ArchéoMartres (2017-2020)

Ce programme de recherche, fruit d’un partenariat entre le centre d’Histoire « Espaces et Cultures » (CHEC, EA 1001) de l’Université Clermont Auvergne, la plateforme IntelEspace, le musée Bargoin de la ville de Clermont-Ferrand (Clermont Métropole) et l’INRAP, a pour objet l’étude et la valorisation des collections archéologiques gallo-romaines de la nécropole Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme). Ce site funéraire remarquable de la cité des Arvernes constitue une référence unique à ce jour pour l’Occident romain en raison de l’état de conservation exceptionnel des vestiges organiques.

Depuis 2016, la plateforme IntelEspace assure la collecte et l’inventaire de l’ensemble de la documentation publiée ou inédite sur l’agglomération antique des Martres-de-Veyre ainsi que le traitement des données spatiales disponibles pour ce site (géoréférencement et analyse des documents planimétriques anciens et de l’imagerie satellitaire et aérienne oblique et verticale), intégrées dans un système d’information géographique.

  • Prospection thématique sur la matérialité des routes antiques de la cité des Arvernes

Portée administrativement par l’Association pour la Recherche sur l’Âge du Fer en Auvergne (ARAFA), cette opération archéologique s’intéresse aux techniques de construction des infrastructures routières antiques de la cité des Arvernes. En 2017, elle a conduit à la mise en place d’une campagne de prospections pédestres dans le Puy-de-Dôme, couplée à des survols aériens (prestation de la plateforme IntelEspace) et à l’utilisation du radar sol, encore peu développée dans le cas d’études liées à la géométrie routes anciennes (prestation de la cellule géophysique de l’Inrap).


  • PCR TRACHYTE (2015-2018)

Financé par le Ministère de la Culture et le Conseil Départemental du Puy-de-Dôme, ce projet collectif de recherche est co-porté par la plateforme IntelEspace de la MSH, le Laboratoire Magmas et Volcans (UBP-CNRS-IRD) et le LPC (UBP/UdA/CNRS - IN2P3).

Le programme de recherche « Trachyte » est résolument pluridisciplinaire. Il associe des archéologues, des archéologues du bâti, des géologues, un tailleur de pierre, des ingénieurs en instrumentation scientifique et des membres du groupe de spéléologie d’Auvergne. Ensemble, nous travaillons sur une roche volcanique bien représentée dans la Chaîne des Puys (Puy-de-Dôme), à savoir le trachyte, sur son exploitation, sur ses utilisations et la diffusion des produits manufacturés depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque moderne.

Après une année probatoire (2015), le PCR a été validé par le ministère de la Culture pour 3 ans (2016-2018). Il regroupe au total 24 personnes dont 5 collègues de l’INRAP qui ont bénéficié du soutien sans faille de l’institut au cours des précédentes années (PAS INRAP validé).

Les résultats obtenus, majeurs, demandent à être publiés. C’est ce que nous nous proposons de faire en 2019 (aide à la préparation de publication demandée au Ministère de la Culture par les 3 directeurs du programme). La trame de la publication est déjà élaborée. Nous publierons, sous la forme de 2 volumes, à la fois une synthèse des travaux réalisés et l’ensemble des corpus. Le support sera un numéro de la nouvelle collection archéologique des Presses Universitaires Blaise Pascal, Terra Mater.

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Figure 8 : Modélisation 3 D de la grotte du Sarcouy (chaîne des Puys), site majeur d'extraction de la trachyte

 

  • Programme région AYPONA (2013-2016)

Financé par la région Auvergne, Aypona (pAysages et visages d’une agglomération clermontoise : apProche intégrée et diachrONique de l’occupAtion de l’Oppidum de CoreNt) est un programme de recherche interdisciplinaire en archéologie environnementale, géoarchéologie et archéo-géomatique proposé par les équipes de GEOLAB (UMR 6042), de la MSH de Clermont-Ferrand, du CHEC (EA-1001), du LMGE (Laboratoire Microorganismes : génome et Environnement - UMR 6023), de EVS (Environnement, Ville, Société – Université de Lyon / UMR 5600), du ArAr (Laboratoire Archéologie et Archéométrie – Université de Lyon – UMR 5138), de TRACES (Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés – Université Toulouse Jean Jaurés – UMR 5608) et de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives). L’objectif principal est de travailler sur un des sites majeurs pour toute la Protohistoire européenne, l’oppidum de Corent, situé à 15 kms de Clermont-Ferrand. Intelespace est co-porteur du projet avec le laboratoire Géolab et intervient essentiellement sur le volet géomatique : exploitation de données LiDAR et d’archives photographiques par photogrammétrie, prospections géophysiques et construction d’une base de données géographiques.

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Figure 7 : Détection de vestiges archéologiques sur l’Oppidum de Corent

 

  • Programme TELEPATH (2015)

Financé par le CNES, le programme TELEPATH (TELEdétection et Photogrammétrie Appliquées à la Terre et aux Hommes) regroupe trois unités CNRS : le LMV (Laboratoire Magmas et Volcans, UBP-CNRS-IRD), Géolab et la MSH. TELEPATH est un projet pluridisciplinaire dont l'objectif est l'exploitation d'un modèle numérique de terrain (MNT) à partir d’images satellitales Pléiades, qui couvrent les secteurs du Massif du Sancy et du plateau du Cézallier, pour (i) l'étude d'un édifice volcanique (Le Mont Dore), (ii) l'étude des aléas liés à un lac volcanique (Lac Pavin) et (iii) la détection et la caractérisation de vestiges archéologiques. C’est sur ce dernier point, centré sur la détection de vestiges archéologiques, que la plateforme IntelEspace intervient plus spécifiquement. Il s’agit essentiellement de réaliser la détection automatisée des structures géoarchéologiques sur la base des images et des modèles photogrammétriques dérivés des images Pléiades sur l’ensemble de la zone d’étude, et enrichir une base de données géospatialisée sous Système d’Information Géographique (SIG) intégrant l’ensemble des anomalies topographiques détectées et référencées comme étant d’origine anthropique.

 

  • Archéologie Aérienne en Auvergne (depuis 2014)

Programme financé par le ministère de la culture dans le cadre de campagnes de prospections aériennes. La plateforme, en collaboration avec le Centre d’Etudes et de Recherches d’Archéologie Aérienne, réalise des survols pour photographier des sites archéologiques et met en place, avec l’aide des informaticiens de la MSH, une photothèque couplée à un système d’information géographique pour archiver et interroger les données.

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Figure 6 : Exemple d’apport de la photographie aérienne pour la détection de vestiges archéologiques (commune de la Sauvetat)

 

  • Programme Lidarchéo (2013-2014)

Ce programme, financé par la communauté d’agglomération de Clermont-Ferrand et porté par la plateforme IntelEspace, a pour objectif de développer des outils d’analyse de nuages de points LiDAR aidant à la détection et à la cartographie de structures archéologiques agropastorale. En partenariat avec la société VEODIS-3D et sur la base d’un levé LiDAR effectué dans le secteur du Puy-de-Dôme, IntelEspace intervient dans le développement et la calibration des algorithmes  de détection et de discrétisation des formes du relief d’origine anthropique.

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Figure 5 : Détection automatisée de vestiges archéologiques à partir d'images dérivées (LRM) de points sol LiDAR (Light Detection & Ranging)

 

  • Programme Lidarverne (2011)

Ce programme de levé Lidar sur la Chaîne des Puys (63) a été initié par la plateforme IntelEspace de la MSH, le Laboratoire Magmas et Volcans (UBP-CNRS-IRD) le LPC (UBP/UdA/CNRS - IN2P3), en partenariat avec le Conseil général du Puy-de-Dôme dans le cadre du dossier de demande de classement de la Chaîne des Puys/Faille de Limagne au patrimoine Mondial UNESCO, et avec le soutien d’ingénierie du CRAIG (Centre Régional Auvergnat de l’Information Géograpgique). Le programme pluridisciplinaire (archéologie, volcanologie) avait pour ambition d’acquérir une microtopographie à haute résolution du secteur central de la chaîne volcanique. Intelespace a été moteur dans tous les aspects du projet (élaboration, montage financier, cahier des charges, traitement de la donnée, terrain, exploitation scientifique). De ce levé, découle le programme Lidarchéo (cf. infra).