CLUSTEXO - Identification des facteurs déterminant la localisation des clusters « espèces exotiques envahissantes » sur Fogo (Cap-Vert)

clus_texo_visuel.jpg

Responsable scientifique : Sébastien Larrue, MCF-HDR en Géographie (biogéographie)
Laboratoire associé : GEOLAB (CNRS/UCA/UDL)
Disciplines : Géographie, Ecologie, Biogéographie, Mathématique, Géomatique
Inscription dans les axes scientifiques de la MSH : « Territoires, environnement, adaptation »
Durée du projet : 24 mois

Présentation synthétique
Les coulées de lave de Fogo (Cap-Vert) possèdent encore des espèces natives originales, on y rencontre notamment 41 espèces endémiques pour un total de 373 plantes vasculaires. Fogo abrite aussi de nombreuses espèces végétales invasives (dont le nombre et la localisation reste à ce jour très mal documentés). Il existe des clusters associant ou, au contraire, différenciant « spatialement » ces deux origines de plante sur Fogo. En effet, lors des deux missions effectuées sur Fogo en 2015 & 2016, des clusters formés quasi exclusivement par des espèces natives ont été identifiés. Ces sites correspondent aux zones à forte valeur patrimoniale (espèces endémiques et indigènes). Des zones « hybrides » ont aussi été aperçues, ces clusters sont constitués d’une association d’espèces exotiques et natives. Enfin, des « zones exotiques », correspondant à des clusters constitués d’un assemblage cosmopolite d’espèces exotiques envahissantes, ont aussi été identifiées.
La localisation de ces clusters a-t-elle un lien avec leurs niveaux d’accessibilités par les populations et les caractéristiques physique du milieu (facteurs abiotiques) ?
Le projet apportera un éclairage sur les facteurs favorisant les invasions biologiques en contexte insulaire, notamment en contexte semi-aride où la communauté des chercheurs est divisée sur la résilience de ce type de milieu face aux invasions. Contrairement aux approches segmentées (i.e. par discipline), l’approche interdisciplinaire et la mise en équation fédérative des différents facteurs (modélisation) sera un apport à la fois novateur et conséquent en « sciences des invasions ».

Lauréat de son appel à projets interdisciplinaires 2020, ce programme est soutenu financièrement par la MSH pour deux ans (2021-2022).