MINEDOR 2

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Levée lidar réalisée au moyen d'un drone par la société Inairtech le 21 mars 2019
sur la zone minière de la Forêt domaniale de Prondines (Puy-de-Dôme)
dans le cadre du programme MINEDOR 2. Cliché F. Trément.

 

Le projet MINEDOR 2 s’inscrit dans la continuité du programme MINEDOR, soutenu de 2010 à 2013 par la MSH de Clermont-Ferrand dans le cadre de l’Appel à Projets « Programmes Interdisciplinaires ».

L’objectif est d’étudier les anciennes mines d’or, traditionnellement attribuées à l’époque gauloise, repérées en grand nombre aux confins occidentaux du territoire des Arvernes, sur le plateau de la Haute-Combraille (Puy-de-Dome).

Ce programme a permis d’identifier et de cartographier plus d’une centaine de mines. L’étude interdisciplinaire de trois de ces sites a permis d’évaluer l’impact de l’exploitation minière sur le paysage grâce à des analyses paléobotaniques (palynologie, microfossiles non polliniques) et géochimiques (isotopes du plomb) réalisées à haute résolution sur des carottes prélevées dans des tourbières localisées à proximité, et, par ce biais, d’en dater les phases d’exploitation au moyen d’une douzaine de datations par carbone 14. Ces recherches ont permis d’identifier et de dater une vaste mine d’or gauloise à Villosanges (site de La Verrerie, dit du Parc d’Or), et deux vastes zones d’extraction aurifère potentielles sur la commune de Prondines (sites de la Forêt domaniale de L’Éclache et des Sagnes). L’un des résultats de ce projet est d’avoir montré que la formation des tourbières en question résulte directement de l’activité minière.

Dans le cadre du programme MINEDOR 2,  un relevé lidar a été réalisé courant 2019 au moyen d’un drone sur la zone minière de la Forêt domaniale de Prondines afin de mettre en lumière l’organisation du chantier d’extraction. Des analyses géochimiques réalisées sur les séquences tourbeuses devraient permettre de détecter et de quantifier les pollutions consécutives à l’exploitation minière. Les tourbières constituant des stocks d’eau considérables à la tête des bassins-versants, il sera ainsi possible d’évaluer les conséquences environnementales d’éventuelles pollutions minières anciennes à court, moyen et long terme.