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La rencontre mérite d’être analysée autant que des questions plus fréquentées dans les lettres et les sciences humaines. Le concept de rencontre est abordé à partir d’une étude précise des formes de l’écriture des interactions sociales. Un premier champ d’application important est le roman. On réévalue l’importance du schème de la rencontre dans l’histoire du romanesque ; on reconsidère sous cet angle la poétique des genres et des styles et spécialement du « personnage ». On examine la poétique du lieu de rencontre. On s’interroge également sur la fin ou la dilution de la rencontre aujourd’hui.
Vingt siècles de formalisation littéraire sont liés à la Poétique d’Aristote, à ses interprétations, traductions, et aux contresens qu’elle a subis. L’originalité du travail réside moins dans de possibles réinterprétations que dans le croisement des disciplines et des méthodes sur une longue période. On réévalue les concepts de caractère, d’agencement des histoires, de reconnaissance, etc., qui ont moins retenu l’attention que les notions de mimesis ou de muthos. La recherche envisage non seulement les normes de la poétique, mais aussi ses marges et ses contestations.
L’objet est la constitution de la conscience religieuse moderne à travers une doctrine et un enseignement. On étudie la question de la liberté de conscience et de la tolérance ; le concept de doctrine et la constitution d’une « dogmatique », avec les difficultés de la transmission et de la traduction ; l’acclimatation de la langue à la religion ou de la religion à la langue ; la question de la constitution rhétorique ou poétique du discours religieux, avec les formes du sermon, de l’oraison, de l’apologie, voire de la méditation ; la mutation des formes académiques scolastiques, comme aussi les transformations de l’herméneutique biblique.
Cette recherche s’intéresse aux différents sens du vieillir dans plusieurs champs. Les travaux portent en particulier, d’une part, sur le vieillir comme expérience spirituelle dans les religions, l’histoire et les philosophies ; d’autre part, sur l’écriture du vieillir dans les œuvres littéraires de l’Antiquité à nos jours et dans les littératures de différents pays et cultures. On aborde ainsi les questions suivantes : l’écriture autobiographique des femmes écrivains sur le vieillir aux XIXe et XXe siècles (littératures anglaise, allemande, françaises, italienne, espagnole, russe, lusophone) ; le vieillissement des formes et des genres littéraires ; les mythes du vieillir ; l’intergénérationnel.

Le projet croise, à propos de l’histoire des mathématiques et en particulier de leur écriture, les approches des philosophes et épistémologues, des antiquisants, des historiens des sciences et des historiens de la littérature. Autour d’un même objet, on confronte plusieurs perspectives : celles de l’analyse de la langue mathématique et de la transmission des textes ; de la relation entre pratique mathématique et discours philosophique ; de la formation d’un concept mathématique. Cette recherche se développe dans le cadre d’un séminaire commun avec l’IREM de Clermont, dont les premiers objets sont pris dans diverses périodes : Apollonius et les traditions des coniques, Hilbert et Gödel, la géométrie projective et l’algèbre au XVIIe siècle.
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